0%

Somsak Hanumas

Des lignes, des points, des couleurs. Prenez un peu de recul et laissez apparaitre le paysage.

Pajonyut Puvijarn

Lotus d'eau, Bouddhas et scènes de la vie quotidienne en Thaïlande.

Silawit Poolsawat

Quand l'art du portrait rencontre la tradition thaï.

Piya Paikhiaw

Peindre les éléphants : force, mémoire et paix.

Kowit Sernklang

De la photographie aux pastels. Représenter la vie, plus vraie que nature.

Rukying Khymarn

Entre tradition et modernité : mise en scène occidentale, sujets asiatiques.

Tanarug Sangpradub

Les vaches colorées de l'insouciance.

Asiart.fr est la première galerie d'art dédiée à la peinture thaïlandaise et asiatique.

 

Wittaya Pised

 

 

Si on vous disait que l’art peut fleurir sur les tôles qui servent de toit aux fermes de la campagne thaïlandaise, vous auriez du mal à y croire. Et pourtant, Wittaya Pised, ou « Taem » comme il se plaît à être appelé, est capable de transformer ces bouts de métal rouillés en véritable œuvres d’art.

Taem est né à Nong Kleua, dans la province du Buriram au nord de la Thaïlande. Issu d’une famille modeste,  Taem a passé une grande partie de son enfance à s’occuper des bêtes et à travailler le sol de la ferme familiale. C’est au cours de ces journée de dur labeur qu’il a commencé à transformer, dans son esprit au début, la beauté qu’il côtoyait quotidiennement en images et en dessins.

Au départ autodidacte et bien qu’il n’ait jamais pris de leçon en art avant ses 12 ans, son professeur de l’époque a très vite discerné un véritable talent dans le jeune Wittaya et l’a encouragé à persévérer dans le développement de son art. Wittaya a rapidement rejoint des compétitions locales et a fini par remporter les plus hautes distinctions à l’échelle de sa province pour des peintures à l’eau, alors qu’il était encore au lycée.

Partagé entre sa passion pour la peinture et son ambition de devenir policier, Taem, à l’age de 20 ans, déménagea de sa province natale pour se rendre à Bangkok afin d’y étudier les sciences politiques. Il continua néanmoins de peindre dans l’intimité de sa chambre étudiante, profitant des rares moments de répit entre ses études et son travail étudiant à cette époque pour perfectionner son art.

Rapidement, le bruit couru dans les cercles artistiques de Bangkok que jeune Taem était un artiste talentueux et plein de potentiel. Intéressés et touchés par son art, des artistes influents dans le milieu le prirent sous leur aile et l’aidèrent à exposer son art aux Etats-Unis et à travers l’Europe.

 

L’art de Taem vient directement de son coeur, de ses sentiments et de son ressenti. Les couleurs qu’il parvient à créer par l’utilisation de la peinture à l’huile sur le fer et l’acier réfléchissent l’image de sa terre natale, de la simplicité et la générosité de ses habitants à l’authenticité de la foi bouddhique

Sa vie et ses expériences simples en tant que fils de fermier, humble étudiant ou artiste en devenir l’inspirent à utiliser des matériaux simples, de la vie de tous les jours, que certains autres peuvent considérer comme inutiles ou impropres à l’usage artistique. Les lotus et les oiseaux de son enfance continuent de forger et définir son travail en tant qu’artiste, et son la patte bien reconnaissable de ses œuvres.

 

 

 

If I was to tell you that art can bloom on the rusty metal sheets used for roofing in a farm in Thailand, you wouldn’t believe it. But for Wittaya Pised, or « Taem » , as he likes to be called, transforming those old pieces of metal into art is child’s play.

Taem was born in Nong Kleua ; in the province of Buriram in the north of Thailand. Living in a modest family, Wittaya spent bigger part of his childhood taking care of farm beasts and to work on the field. It’s in those hard working days that he started to transform, into his own mind first, the everyday life’s beauty he was witnessing into drawings and paintings. 

In the beginning self-taught and not having any art lesson until the age of twelve, his art teacher in school saw huge potential and talent in young Wittaya and encouraged him to develop his art.  Wittaya quickly joined in local competitions and managed to always be in the top of his province in water paintings, while he was still in high school.

 

Divided by passion for paintings and a police career, Taem, in his twenties moves to Bangkok to study political science whilst he continued to paint in his free time between school and job. 

Quickly, rumor spreads that young Wittaya was a talented artist. Interested and touched by his art, many influent artists helped him to expose his art in the United States and Europe.

 

Taem’s art comes directly out of his heart, feelings and emotions. Creating colors that are made of oil paintings on iron and steel, he tries to show glimpses of his homeland, the simplicity and generosity of its authentic Buddhist inhabitants.

 

His simple life and experience as a son of farmer, humble student pushed him into using simple materials, of his everyday life; that some might consider as not a big thing and inappropriate in  an artistic way. Lotuses and birds of his childhood continue to forge and define his work as an artist and be his marks as a now renown artist.

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre 2009 et 2015 : Les œuvres de Taem ont été exposées en France, en Allemagne et en Australie, à New York, Los Angeles, San Francisco, Amsterdam, Londre, Zurich, Taipei et bien évidemment à Bangkok.

Between 2009 and2015 : Taem’s work have been exhibited in France, Germany and Australia, in New York, Los Angeles, San Francisco, Amsterdam, London, Zurich, Taipei and of course Bangkok.

 

 

Somsak Hanumas

 

 

Nous connaissons tout cette personne qui, même après avoir fini une prestigieuse école de droit, d’ingénieur ou de commerce, décide de toute plaquer pour suivre son rêve de devenir un ou une artiste. Si vous n’êtes pas vous-même un artiste, cette décision peut vous sembler étrange, mais si vous avez l’âme artistique, vous savez que rien n’est plus beau et plus exaltant que l’art.

 

A field, Somsak Hanumas, 2015

 

Le maître qui a peint l’oeuvre ci-dessus a tout d’abord été diplômé du Royal Institut of Technology de Ladkrabang, mais il n’a jamais oublié sa passion première, la peinture. C’est pourquoi il décide un jour de quitter ce “monde sérieux”, comme il l’appelle, et récupère les pinceaux qui dormaient dans sa cave, avant de se mettre au travail sur sa première oeuvre. Un ami à qui il la présenta par la suite lui fit remarquer avec le sourire qu’on avait l’impression qu’il avait rempli des ballons de peinture et avait joué au dards après les avoir accroché sur la toile.

 

Sunrise, Somsak Hanumas, 2015

 

Au lieu de s’offusquer et d’expulser son ami, Somsak lui expliqua calmement qu’après avoir peint la couleur de fond sur la toile, il y avait ajouté de très nombreux points de couleurs, comme il les imaginait dans son esprit. Après cela, il avait utilisé son plus fin pinceaux pour ajouter des lignes de points jusqu’à en couvrir toute la toile. Ce travail fastidieux demande beaucoup de patience, ce qui ne déplaît pas à Somsak puis ce qu’il en profite pour réfléchir sur le sens de la vie et du temps qui passe. Quelques un de ses sujets préférés sont les paysages entourant Bangkok, ceux qu’il se plaît à observer, vibrants et colorés. Ce sont ces paysages que même le spectateur averti ne peut qu’entre apercevoir après de longues minutes d’observation, laissant apparaître ça et là les abords d’une jungle ou un champ battu par la mousson.

 

Flowers, lines and dots, Somsak Hanumas, 2015

 

Sur nos stands, les plus grands amateurs de ces oeuvres sont également ceux qui apprécient le design scandinave, aussi éloigné soit il de l’art éclatant de Somsak.